La soirée parfaite

La soirée parfaite

Paul organise une soirée surprise à Anaïs.

Anaïs et Paul

C’était un soir de printemps. Un soir où le ciel était clair et l’air pas encore lourd.

Le message de Paul était simple: « Habille toi et mets du Champagne au frais, je passe te prendre à vingt heures. On bois un verre chez toi et ensuite je t’emmène dîner. »
Anaïs savait bien ce qu’il aimait. Les robes, les talons hauts, et, le connaissant un peu, elle se doutait que l’endroit où il l’emmènerait dîner se prêterait parfaitement à ce genre de tenues.

Leur relation, un peu compliquée, était encore timide et, jusque là, aucun des deux ne se risquait en dehors des sentiers battus de peur d’effrayer l’autre ou de lui déplaire et de risquer, au mieux un fou rire, au pire de refréner sérieusement les ardeurs.
Paul, lui, se disait que, puisque les sentiments étaient là et qu’ils en étaient certains, il était peut être temps de tenter une approche plus « osée » tout au moins sur le plan de leurs ébats. Il savait le risque qu’il prenait car, jusque là, ses timides tentatives s’étaient soldées soit par un échec, soit par un abandon de sa part, trop inquiet de perdre sa perle rare. Il avait bien tenté d’aborder le sujet sur un ton humoristique, mais, qu’il pensa ou non ce qu’il disait ou qu’il en eut ou non réellement envie, la réponse d’Anaïs était presque à chaque fois la même: « Tu ne penses qu’à ça ! »

Était-ce qu’elle fut très timide ou qu’elle n’eut pas besoin de ça ? Ou encore qu’elle préférait improviser quand lui aimait imaginer ? Toujours est-il que, ce soir, Paul se lançait et tentait d’entraîner Anaïs sur son territoire. Il avait, pour l’occasion, tout prévu. Il fallait que tout soit parfait et surtout que rien ne transpire de ses projets afin que la surprise soit totale, tout au moins pour elle.

Anaïs se préparait donc comme il le lui avait demandé et attendait l’heure où retentirait la sonnette de sa porte. Ceci se produisit plus tôt que prévu. Vers dix neuf heures trente, la sonnette se fit entendre. Anaïs était encore dans sa salle de bain en train de se préparer. Cela lui prit donc quelques minutes avant d’ouvrir la porte. Quand elle ouvrit enfin, personne… Mais posé sur le sol se trouvait une boite en carton, blanche, entourée d’un ruban dans lequel était glissée un petite enveloppe. Posé sur la boite elle trouva un bouquet de roses rouges qu’elle prit, ainsi que la boite avant de refermer en s’étant assurée que personne ne se trouvait alentours. Une fois à l’intérieur elle ouvrit l’enveloppe. Elle en sortit un bristol sur lequel était écrit à la main: « Je serai là dans une demi heure, j’espère que ça te plaira… Tendres baisers. »

Elle défit donc le ruban et ouvrit la mystérieuse boite en se demandant quel genre de délire Paul avait-il pu mettre à exécution.
Elle en sortit un joli ensemble de marque. Porte-jarretelles et soutien gorge, une paire de bas noirs ainsi qu’une paire de talons aiguilles vernis, mais, étrangement, aucune culotte, string ou shorty d’aucune sorte. Était-ce un oubli de ça part ou plutôt quelque-chose de volontaire ? Connaissant un peu le personnage, elle opta pour la seconde hypothèse. Allait-elle ou non satisfaire à ses envies ? Il le verrait bien le moment venu…
Elle acheva donc de se préparer.

À peine cinq minutes après l’heure prévue la sonnette retentit à nouveau. Cette fois-ci c’était bien lui. Elle ouvrit. Il se tenait là, une bouteille de Champagne rosé à la main. Il portait un costume sombre et une chemise bleue dont le col, sans cravate, était ouvert.
Après avoir déposé un timide mais tendre baiser sur ses lèvres, il prit un instant pour l’admirer. Il la détailla de la tête aux pieds et pensa qu’il avait vraiment de la chance d’avoir pour lui une si belle femme. Il constata avec plaisir qu’elle portait les chaussures qu’il lui avait offert. N’étant pas expert, il ne sût dire si elle portait des bas ou un collant mais, quoi qu’il en fût, le galbe de ses jambes magnifiques gainées des ces bas (ou collant, il ne savait toujours pas) accéléra légèrement les battements de son cœur. Ses yeux remontèrent jusqu’à mi-cuisses, là où commençait la robe qu’elle avait choisie. Noire, pas suffisamment moulante pour qu’il puisse deviner si elle portait ou non l’ensemble qu’il avait déposé devant sa porte plus tôt et, encore moins si elle portait quelque chose en dessous. Ce serait sa part de surprise à lui, ainsi probablement qu’une bonne partie du reste de la soirée, car, si il avait planté le décor et fixé les détails, il aimait tout de même l’idée qu’elle le surprenne.

Cette robe donc qui se resserrait à la taille, arborait un décolleté qui, mettant en valeur sa jolie poitrine, provoqua chez lui une nouvelle « émotion ». Son maquillage était parfait et mettait en valeur ses jolis yeux et ses cheveux relevés et attachés découvraient sa nuque parfaite. Il était aux anges. La soirée s’annonçait bien. Il ouvrit finalement la bouche pour se risquer à un timide: « tu es magnifique ! » qui, vu l’émotion qu’elle avait suscité en lui, ne manquait pas de sincérité.
Elle le remercia du compliment et ajouta: « Tu n’es pas mal non plus. »
À cet instant, elle se demandait si lui portait des sous-vêtements à la hauteur de ceux qu’il lui avait offert.
Elle prit donc la bouteille pour la mettre au frais et le fit entrer. Revenue de la cuisine, elle lui proposa de s’installer sur le canapé et de servir le Champagne qui était au frais sur la table basse, ce qu’il fit.

Elle s’installa elle aussi sur le canapé, sur la partie perpendiculaire à la sienne, à une distance qui leur permettait de mutuellement bien se voir. Ils trinquèrent. La discussion alla d’un sujet à l’autre à mesure que le niveau de la bouteille descendait. Le Champagne aidant, les sujets se firent plus osés sans jamais devenir crus. Les jambes croisées d’Anaïs ne lui laissaient toujours pas deviner ce qu’elle portait en dessous. Cette question commençait à l’obséder et elle le savait. Pour toute réponse à son regard interrogateur, elle se contenta d’un sourire coquin. Il devrait se contenter de ça pour l’instant…

Il ne finirent pourtant pas la bouteille entièrement et, regardant sa montre, Paul donna le départ pour aller dîner. Une fois qu’elle fût prête à partir, Paul l’enlaça. Elle vint coller son bassin au sien et lui administra un long et langoureux baiser, ce qui rassura Paul sur la suite de la soirée. Puis ils partirent.
Sur la route, leurs mains se caressèrent, caressèrent un genoux, une cuisse, et Anaïs empêcha Paul de s’aventurer plus haut. Elle savait garder le contrôle. Elle par contre se doutait qu’il devait déjà être excité et, comme pour vérifier, sa main remonta le long de la jambe de Paul jusqu’à son entre-jambes où elle trouva ce qu’elle était venue chercher… S’il parvenait jusque là à se maîtriser, cette caresse inopinée acheva de le faire durcir au point que cela en fût presque inconfortable pour lui. C’était pourtant tellement bon ! Il laissa échapper un court gémissement et elle enserra son membre et accentua la pression à mesure qu’elle le sentait grossir dans sa main. Paul n’en pouvait plus. Il sentait la chaleur de l’excitation sur ses joues. Quelques caresses de plus à travers le tissus et elle retira sa main sachant l’effet qu’elle venait de provoquer sur son amant. Les quelques minutes de route restantes aidèrent Paul à reprendre ses esprits et à tenter de se maîtriser pour ne pas lui sauter dessus tout de suite. Il avait tout de même prévu un peu plus que cela.
Il gara la voiture dans une ruelle parisienne non loin du restaurant où il avait réservé. Encore un long et profond baiser une fois sortis de la voiture et, main dans la main, ils marchèrent jusqu’à au restaurant.

C’était un petit restaurant parisien, discret d’extérieur et dont l’attrait principal, au goût de Paul, était l’ambiance tamisée qui y régnait. L’endroit idéal pour un rendez-vous romantique. On les installa à une table discrète, dans un coin en leur tendant la carte.
Comme à son habitude, Paul fût rapide à choisir ce qu’il voulait. Il profita de ce petit temps pour plonger ses yeux dans ce regard qu’il aimait tant.
Une fois la commande passée, la bouteille de vin fût rapidement servie et les discussions reprirent. Elle ne furent pourtant pas aussi sages que précédemment, surtout après ce qu’il s’était passé plus tôt et les quelques verres qu’ils avaient déjà à leur actif.
Paul se demandait toujours ce qu’elle portait ou ne portait pas en dessous et, après un verre de plus, il se risqua à le lui demander.
– Je me demande toujours si tu porte tout ce que j’ai mis dans la boite.
– Tu veux vraiment le savoir ? Maintenant ?
Il eut un hésitation
– Au moins est-ce que tu as mis quelque chose en dessous ou pas ?
– Ça aussi ? Tu veux vraiment le savoir tout de suite ?
À cet instant, Paul eut une pensée perverse que je décrirait peut-être une autre fois. Il se retint de la divulguer et, après une autre hésitation il se risqua :
– As tu envie de jouer ?
– Ça dépend à quoi.
– Bien. Alors, accepterais-tu, pour moi, d’aller aux toilettes et de l’enlever puis, quand tu reviendras, de le glisser dans ma poche ?
– Ça t’exciterait ?
– Tu veux dire plus que je ne le suis déjà ? Oui, ça m’exciterait beaucoup de savoir que tu ne portes rien en dessous.

Elle se leva en lui adressant un sourire entendu avant de se diriger vers les toilettes en prenant soin en chemin de se retourner pour vérifier qu’il là suivait bien du regard, puis elle disparut derrière la porte.
À son retour, elle alla directement s’asseoir à sa place sans rien déposer ni dans la poche de Paul ni sur la table en lui adressant un regard pour le moins coquin.
Ne portait-elle rien depuis le début ? Ou bien n’avait-elle rien enlevé ? Peut-être se moquait-elle de lui ? N’y tenant plus, il se risqua à poser la question.
Elle se leva et s’approcha de lui. Elle se pencha vers lui pour l’embrasser tout en lui murmurant: « vérifie toi même. »
Décidément, elle savait le surprendre. Alors qu’il l’embrassait, il fit remonter sa main sur l’intérieur de sa cuisse. Il découvrit au toucher le haut de ses bas, il se risqua plus avant jusqu’à son entrejambes et ses doigts ne rencontrèrent aucun tissus d’aucune sorte mais tombèrent directement sur ses lèvres légèrement humides.
C’était plus qu’il n’en espérait. Non seulement, se pliant à son envie, elle ne portait rien, mais elle était comme toujours parfaitement rasée. Il entama quelques caresses et alla jusqu’à commencer à y introduire son doigt. Après quelques secondes elle lui murmura: « Pas tout de suite quand même. Gardes en un peu pour plus tard. »
Il dût se raisonner à reporter ses caresses à un moment plus propice et elle retourna à sa place.
– Alors ? Satisfait ?
– Plus que ça même !
– Alors attend un peu, la soirée n’est pas finie.

Allait-il la laisser ainsi prendre le contrôle de « sa » soirée ? Lui qui avait si bien pensé tous les détails se trouvait pris à son propre jeu et l’excitation n’en était que plus grande.
Ils dînèrent en parlant de choses et d’autres. Les discussions se firent coquines. Il fut question d’expériences sexuelles, de jeux amoureux, de fantasmes et d’envies. Quelle bonheur pour lui que de s’apercevoir qu’à cet instant ils étaient sur la même longueur d’ondes, synchronisés dans leurs envies, ce qui, jusque là, n’avait pas toujours été le cas.
Le café fut pris, l’addition demandée, et Paul la régla sans même en regarder le montant. Peu lui importait à ce moment là. De toutes façons, pour lui, rien n’était trop beau pour elle et ce moment de complicité valait bien tout l’or du monde.

Puis ils sortirent de cet endroit et prirent la direction de la voiture. Paul pensait à l’origine l’emmener boire un verre dans un endroit sympathique, mais il se ravisa se disant qu’une bouteille les attendait encore au frais chez elle. Arrivés à la voiture, dans cette ruelle mal éclairée, il prit le temps de l’appuyer contre la portière pour l’embrasser encore une fois, longuement. Il ne pût résister à l’envie de glisser encore une fois sa main sous sa robe pour profiter de ce fruit défendu qu’il voulait sien ainsi que des formes d’Anaïs qu’il aimait tant. Il voulait aussi enfin savoir si elle portait cet ensemble qu’il lui avait offert. La brève caresse de tout à l’heure, si elle lui avait confirmé qu’elle portait bien des bas, ne le lui avait toujours pas renseigné sur ce porte-jarretelles.

Ses mains enserrèrent ses jolies fesses, plongèrent dans ce magnifique décolleté qui, si il ne possédait pas encore un minimum de retenue, l’aurait fait baver depuis un long moment déjà, puis finirent par remonter entre ses cuisses jusqu’à toucher cette intimité tant désirée. Il eut l’impression qu’Anaïs écarta même un peu les jambes afin de lui faciliter la tâche.
C’est dans un état d’excitation indescriptible qu’il finit par lui ouvrir la porte et qu’il s’installa au volant. Ils prirent ainsi le chemin du retour.
Les caresses reprirent, comme à l’aller, mais cette fois elles furent plus osées, plus avancées, plus appuyées…
Paul aventura à nouveau ses mains sous la robe d’Anaïs et entreprit de la caresser.
Au bout d’un moment, alors qu’ils étaient sortis de la ville, elle retira la main de Paul et la replaça sur le volant en disant: « Essaye de te concentrer un peu sur la route. »
Quand ce fut fait elle lui dit: « Alors ? C’est ça que tu voulais voir ? » et elle remonta doucement sa robe.
– Oui ! répondit-il. J’adore !
Elle remonta encore un peu sa robe et dit: « Tu aimes regarder, non ? »
– Oui !
Elle acheva de remonter entièrement sa robe et écarta un peu ses jambes.
– Ca te plaît ?
– Oh oui !
– Et ça ? dit elle en glissant une main entre ses cuisses et en commençant à se caresser.
– J’adore ! Paul avait beaucoup de mal à fixer son regard sur la route tant ce spectacle lui était agréable.
– Concentre toi ! lui répéta-t-elle. Puis elle cessa de se caresser et redescendit sa robe.

Paul était un peu déçu que ce fut terminé si vite, mais c’était déjà beaucoup plus qu’il n’en attendait et il fallait qu’il se concentre sur sa conduite. Mais Anaïs ne semblait pas décidée à s’arrêter là car elle glissa sa main directement sur la bosse du pantalon de Paul qui n’était plus discrète du tout. Elle le caressa un peu à travers le tissus puis, sans qu’il s’y attende, en défit la fermeture éclair et glissa sa main dans l’ouverture.
Elle fut contente de découvrir qu’il avait entendu ses demandes répétées concernant ses sous vêtements.
Encouragée par ce qu’elle venait de trouver, Anaïs s’aventura plus avant et glissa sa main à l’intérieur du caleçon de Paul où elle trouva rapidement ce qu’elle était venue y chercher. Elle empoigna ce sexe bien dur et le fit sortir de son carcan de lycra. Elle détendit la sangle de sa ceinture et se pencha pour venir embrasser Paul dans le cou et sur la joue tout en commençant un mouvement de va et viens de sa main dont elle accentuait la pression.
« Ça va ? Tu es toujours concentré ? » dit-elle avec un petit sourire provocateur.

Sans attendre de réponse de la part de son amant elle se pencha encore jusqu’à toucher de ses lèvres le bout de ce membre gonflé à bloc. Elle sortit tout d’abord sa langue pour en lécher encore le bout puis, plus entreprenante, elle commença à lui administrer une fellation dont elle espérait bien qu’il se souviendrait longtemps…
De son côté, Paul faisait des efforts surhumains pour résister au traitement qu’Anaïs lui administrait. Heureusement pour lui, la conduite était là pour le rappeler à l’ordre et l’aider à résister sans quoi il eut probablement craqué rapidement. Mais il avait d’autres projets. C’était trop tôt.
Ils arrivaient au moment de quitter l’autoroute et Anaïs arrêta sa douce torture.
Il gara la voiture devant chez elle et ils sortirent. Une nouvelle fois, il vint enserrer sa taille de ses main et leurs langues s’entremêlèrent. Puis Anaïs ouvrit la voie et la porte d’entrée.

À peine l’eut-elle refermée qu’il la plaqua contre le mur. Une main sur ses fesses, l’autre sous sa robe. Il l’embrassa, la caressa, la souleva et elle passa une de ses jambes autour de lui. Son parfum, le toucher de sa peau, ses baisers lui faisaient perdre tout contrôle. Il aurait été prêt à la prendre là, dans l’entrée, contre le mur. Mais il se souvint de la bouteille qui les attendaient et se dit qu’après tout, le plaisir était aussi dans l’attente. Ils passèrent donc au salon et se servirent encore du Champagne. Tout cet alcool avait achevé de lever les inhibitions de Paul et il espérait bien qu’il en était de même pour Anaïs. Ils burent. Silence, regards appuyés, sourires. Anaïs la première rompit le silence. En posant son verre elle dit: « On en était où déjà ? »
– Je ne sais plus… mentit Paul.
– Ah oui. Je me souviens. dit elle en s’approchant de lui.

Elle posa la main sur sa ceinture qu’elle défit avec une facilité surprenante, fit glisser la fermeture éclair et plongea sa main sous l’élastique. Puis en empoignant à nouveau cette virilité qui, si elle avait un peu dégonflé, ne tarda pas à reprendre de la vigueur, elle dit: « J’étais en train de m’occuper de toi. »
Elle fit glisser cette fois entièrement le pantalon de Paul qui ne résista pas. Quand il n’y eut plus aucun obstacle entre elle et cette queue qu’elle semblait désirer ardemment, elle se pencha et l’engloutit dans sa bouche sans autre forme de procès. Paul se laissa aller et bascula sa tête en arrière. C’était vraiment bon. Elle était vraiment douée pour ce genre de… caresse… Sa langue s’entourait et tournait autour du gland très tendu. Une de ses mains tenant la tige dressée, elle prit dans l’autre les testicules de son amant pour les « malaxer » doucement. Elle savait très bien à quel point ce genre d’endroit était sensible et elle n’en était vraisemblablement pas à sa première fellation.
Paul reprit ses esprits et profita que son amante fut à genoux sur le canapé pour entreprendre de caresser son entre-cuisses.
– Qu’est-ce que tu fais ? Demanda-t-elle d’un air coquin.
– Laisse toi faire, là c’est moi qui dirige !

Elle se dégagea des doigts de Paul et vint s’agenouiller entre ses jambes en le fixant dans les yeux. Sans les quitter des yeux ni des mains elle descendit et de sa langue agile lécha tout d’abord ses testicules. Sans cesser les va et viens de son autre main, elle en prit une dans sa bouche, puis l’autre. Sa langue remonta doucement le long de la hampe et elle fit à nouveau disparaître le gland entre ses lèvres, reprenant les mouvements de sa langue. À ce rythme là, Paul ne résisterait pas longtemps et elle le savait aussi bien que lui. Au bord de la jouissance, Paul reprit les rennes et la releva pour l’asseoir à côté de lui. Il l’embrassa, plongea sa langue dans sa bouche tout en glissant sa main dans son décolleté. Il finit par faire tomber les bretelles de la robe et libéra les seins magnifiques d’Anaïs. Il descendit un peu pour les lécher un instant. Elle était très sensible à cet endroit et elle commençait à se trémousser. Il remonta totalement sa robe et glissa à nouveau sa main entre ses cuisses. Il descendit encore et, à son tour, plongea sa bouche entre les cuisses d’Anaïs. Il lui prodigua une longue caresse de sa langue qu’elle sembla apprécier. Mais il savait qu’il ne devait pas trop s’y attarder sous peine de ne plus rien pouvoir tirer de sa partenaire. Alors il se releva et ôta entièrement son pantalon et ses chaussures. Puis il la fit se lever à son tour car, profitant qu’elle fut à la bonne hauteur, elle l’avait repris dans sa bouche et recommençait à le sucer. Décidément elle savait s’y prendre… Une foule de questions passèrent dans ça tête à cet instant dont l’idée même de certaines l’excitaient passablement. Aimait-elle prodiguer ce genre de caresses ? Combien avait-elle pu en faire et à combien d’homme différents ? Lui était-il arrivé de ne faire « que » ça lors d’un rapport ? À qui ? Comment ? Jusqu’où pouvait-elle aller ?
Il l’arrêta à nouveau pour ne pas céder tant la bouche experte d’Anaïs combinée à l’évocation de certaines de ces idées risquait littéralement de le faire exploser.
Non pas qu’il eut réellement envie qu’elle fut ce qu’il est convenu d’appeler une salope, mais, dans ce cadre ci, il aimait l’idée qu’elle soit une coquine (voire plus…) ou, tout au moins, qu’elle se comporta comme telle.

Il se rassit sur le canapé et prit quelques secondes pour l’admirer vêtue de ses seuls bas, de son porte-jarretelles et de ses talons. Comme cette image l’excitait!
Elle vint se placer à cheval sur lui, guida de sa main sa queue vers l’ouverture, et, lentement, s’empala littéralement sur son membre dressé. Le plaisir était immense, et des deux côtés semblait-il. Il la caressait, profitait de ses courbes, ses mains passant des seins aux fesses d’Anaïs pour la guider et lui imprimer le rythme qu’il voulait et qui le ferait durer un peu plus longtemps. Il en voulait plus ! Il la fit se relever et la suivit puis il l’agenouilla sur le canapé, accoudée au dossier. Il se plaça derrière elle, pointa son sexe contre sa fente et s’enfonça jusqu’à la garde en elle ce qui la fit gémir. Quelle vision magnifique. Ses mains enserrant ses hanches, son dos cambré, sa croupe offerte. Il accéléra. Son bas ventre butait à chaque aller retour sur les fesses d’Anaïs provoquant ce petit claquement qui l’excitait d’autant plus. Il eut quelques idées à cet instant. Oserait-il ? Des mots ? Un acte ? Il se ravisa se disant qu’il était peut être trop tôt pour risquer un échec lors de ce genre de tentative. Il fit glisser une de ses mains le long de son dos jusqu’à sa nuque. L’autre main ne tarda pas à venir se placer sur son épaule pour l’aider à s’enfoncer encore plus profond en elle. Là encore il eut une soudaine envie de la prendre par les cheveux comme pour la soumettre encore plus, mais il se ravisa, peut être n’apprécierait-elle pas ?

Elle bougeait ses fesses, décrivant des cercles comme pour l’exciter encore. Quelle co……quine pensa-t-il.
Cette fois-ci c’est elle qui mit fin à la position. Elle se releva et, prenant Paul par la main, l’entraîna jusqu’à la table. Elle le lâcha un mètre avant, le laissant là, au milieu du salon, et elle alla s’allonger sur la table. Sur le dos, elle écarta les jambes et dit: « Viens ! Comme ça ! »
Paul ne refusa pas l’invitation. Prenant ses cuisses dans ses mains, il vint se ficher en elle d’un coup. Elle gémit à nouveau. Il sentait qu’il n’était pas loin de « craquer » mais il espérait tout de même avoir le plaisir suprême de la voir jouir avant de s’abandonner à son tour.
Elle se retourna. À plat ventre sur la table, lui tendant ses fesses magnifiques et rebondies, elle l’invita à nouveau. « Viens ! Prends moi ! »
Prenant les fesses d’Anaïs dans ses mains pour les écarter il s’enfonça à nouveau au plus profond d’elle.
Elle murmura dans un soupir: « Oui ! Vas-y ! Baise moi ! » Cette réplique aussi inattendue qu’excitante provoqua l’effet qu’elle voulait. Il butait de plus en plus fort, de plus en plus vite contre ses fesses. Elle finit par se crisper en gémissant ce qu’il interpréta, peut être un peu prétentieusement (mais les hommes sont comme ça), comme un orgasme. Sentant qu’à son tour il était prêt à exploser, il se retira et éjacula sur les fesses et le dos d’Anaïs.

Un instant plus tard, elle se releva en le regardant avec un sourire entendu et disparut dans la salle de bain.
Paul resta là, interdit, se demandant si elle avait apprécié ce qu’ils venaient de faire car lui avait rarement eut autant de plaisir dans une même soirée. Il se rhabilla et revint s’asseoir sur le canapé. Quand elle réapparut enfin, elle le rejoignit pour partager un dernier verre de Champagne.

Proposée par Pygmalion

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